Alberte partage sa vision de la crise.
" Pour moi, entre le niveau macro et le niveau micro, la crise est partout. En effet, la crise nationale, que dis-je internationale, dont on nous rebat les oreilles est fortement concurrencée par la crise que nous fait vivre notre direction d’entreprise. D’ailleurs, concurrence n’est peut être pas approprié, il s’agit plutôt de caisse de résonance.
De quoi s’agit-il ? D’un été relativement maussade, d’attaques en règle contre l’eau embouteillée (bouteilles plastique taxées d’engendrer toute la misère écologique), de consommateurs induits en erreur (non une eau minérale n’est pas comparable à une eau du robinet aussi bonne soit elle et une eau minérale n’est pas non plus comparable à une eau adoucie). Toujours est-il que cela a engendré une baisse sensible des ventes, donc… des résultats. Alors…, là aussi c’est la crise !
On peut raisonnablement penser que plusieurs solutions existent mais le premier réflexe est celui du repli sur soi, et du manque d’imagination. La où une créativité dynamique serait indispensable, la triste réalité de la frilosité s’installe avec des réactions et des mesures d’économie de « bouts de chandelles »… et surtout les actes et le discours ambiant font graduellement monter l’angoisse chez les salariés.
Alors, avec tout le mauvais esprit qui me caractérise, je ne peux m’empêcher de me demander à qui profite le crime, euh, la crise ! E j’ai malheureusement plusieurs éléments de réponse sous forme de pression accrue sur chaque individu salarié, d’une certaine tranquillité sociale, de réorganisations inespérées (pour la direction s’entend), de remise en cause de fondamentaux tels que la liberté de prise des congés, voire remise en cause des 32 heures, etc.
Un vent délétère souffle sur nous, vivons courbés pour lui laisser moins de prise ou redressons-nous, respirons profondément et entrons en résistance !"
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