Voici les conclusions de cette étude.
Au terme de cette présentation des pratiques de quelques internautes, nous voyons se dessiner des configurations différentes dans l'utilisation du blog. Par configuration, nous entendons un rapport aux pairs (le rôle du blog comme outils de gestion des sociabilités), un rapport au dispositif, où les plates-formes de blogging apparaissent comme de nouveaux lieux de sociabilité, un engagement individuel au travers d'une publication plus ou moins régulière.De cette articulation entre l'individu, ses pairs, des pratiques régulières sur Internet, surgit l'objet pratiqué.
Des traits communs apparaissent de ces parcours. Les individus sont réflexifs. Ils savent par expérience, par tatônnement ce qui peut ou ne doit pas être entrepris. Cette réflexivité est indispensable pour pouvoir coordonner leurs actions, s'investir dans l'espace des pratiques. Elle produit également des savoirs élaborés au fil de leur pratique. Ils savent où trouver une information, un contenu, comment les mettre en forme pour susciter l'approbation de leurs lecteurs. La pratique du blog n'est pas une activité simple, qui va de soi. Régulièrement, ils doutent de l'intérêt de leur propre pratique, réfléchissent sur leur public, sur les moyens de le maîtriser. Ils ont en commun d’agir en faveur du renouvellement ce dernier.
Ils nous montrent un ensemble complexe dont ils savent se saisir pour donner du sens à leur pratique, pour gérer la relation avec leurs pairs. Les skyblogs illustrent bien ces médiations à un niveau basique. Le blog devient le lieu pratiqué par les pairs, signe de la reconnaissance de son auteur. Pour cela, les techniques employées sont rudimentaires : la mise en ligne d'une photo d'un proche suffit. Dans ce cas de figure, le blog ne constitue qu'un artefact technique technique qui vient se surajouter à d'autres dispositifs existants (forums de discussions, MSN, etc.) Mais, sur
un temps relativement long, cette seule pratique ne suffit pas. Le blog, chez les pratiquants observés, dépasse largement cette gestion instrumentée de la relation à quelques amis proches. Leurs pratiques se sont densifiée au fil du temps. Peu à peu, les espaces occupés se chargent d'une histoire particulière. Peu à peu, ils en occupent de nouveaux, découvrent de nouvelles ressources qu'ils articulent ou intègrent à leur blog. L'activité de publication devient une performance au cours de laquelle ils mobilisent les ressources, utilisent tout l'attirail techniques, culturels, médiatiques à leur disposition. Mais cette activité dépasse également cette dimension horizontale des sociabilités. Peu à peu, ils s'intègrent dans des espaces multiples en construction. Le parcours régulier des blogs connus et reconnus, largement commentés leur montre qu'il existe d'autres individus dont ils ne perçoivent la présence qu'au travers des commentaires déposés.
Ce que nous voyons se dessiner, au travers de leurs pratiques, ce sont des mondes sociaux, produits des multiples pratiques en ligne, écriture de soi, interactions avec les pairs, lecture quotidienne de quelques sites d’actualité, de blogs ou de webzines. Ils ont su découvrir, éprouver les multiples conventions et les différents leviers qui leur offrent la garantie d’une visibilité en ligne. C'est certainement là la raison principale de leur longévité. Ils sont su intérioriser des savoir-faire et des savoir-être et inventer au fil du temps une pratique, à laquelle ils accordent du sens.
Des traits communs apparaissent de ces parcours. Les individus sont réflexifs. Ils savent par expérience, par tatônnement ce qui peut ou ne doit pas être entrepris. Cette réflexivité est indispensable pour pouvoir coordonner leurs actions, s'investir dans l'espace des pratiques. Elle produit également des savoirs élaborés au fil de leur pratique. Ils savent où trouver une information, un contenu, comment les mettre en forme pour susciter l'approbation de leurs lecteurs. La pratique du blog n'est pas une activité simple, qui va de soi. Régulièrement, ils doutent de l'intérêt de leur propre pratique, réfléchissent sur leur public, sur les moyens de le maîtriser. Ils ont en commun d’agir en faveur du renouvellement ce dernier.
Ils nous montrent un ensemble complexe dont ils savent se saisir pour donner du sens à leur pratique, pour gérer la relation avec leurs pairs. Les skyblogs illustrent bien ces médiations à un niveau basique. Le blog devient le lieu pratiqué par les pairs, signe de la reconnaissance de son auteur. Pour cela, les techniques employées sont rudimentaires : la mise en ligne d'une photo d'un proche suffit. Dans ce cas de figure, le blog ne constitue qu'un artefact technique technique qui vient se surajouter à d'autres dispositifs existants (forums de discussions, MSN, etc.) Mais, sur
un temps relativement long, cette seule pratique ne suffit pas. Le blog, chez les pratiquants observés, dépasse largement cette gestion instrumentée de la relation à quelques amis proches. Leurs pratiques se sont densifiée au fil du temps. Peu à peu, les espaces occupés se chargent d'une histoire particulière. Peu à peu, ils en occupent de nouveaux, découvrent de nouvelles ressources qu'ils articulent ou intègrent à leur blog. L'activité de publication devient une performance au cours de laquelle ils mobilisent les ressources, utilisent tout l'attirail techniques, culturels, médiatiques à leur disposition. Mais cette activité dépasse également cette dimension horizontale des sociabilités. Peu à peu, ils s'intègrent dans des espaces multiples en construction. Le parcours régulier des blogs connus et reconnus, largement commentés leur montre qu'il existe d'autres individus dont ils ne perçoivent la présence qu'au travers des commentaires déposés.
Ce que nous voyons se dessiner, au travers de leurs pratiques, ce sont des mondes sociaux, produits des multiples pratiques en ligne, écriture de soi, interactions avec les pairs, lecture quotidienne de quelques sites d’actualité, de blogs ou de webzines. Ils ont su découvrir, éprouver les multiples conventions et les différents leviers qui leur offrent la garantie d’une visibilité en ligne. C'est certainement là la raison principale de leur longévité. Ils sont su intérioriser des savoir-faire et des savoir-être et inventer au fil du temps une pratique, à laquelle ils accordent du sens.
Pour lire l'intégralité de l'article de Olivier Trédan :Téléchargement Dynamiques_de_production_des_mondes_sociaux_en_ligne



















