Voici une courte nouvelle adressée par .Otra, qui apporte une suite inattendue à la publication dans "Angle de vue, angles de vies" de son poème " la belle au chat sur le piano".
La soirée avait plutôt bien commencé. Pas trop mal la nana. Plan classique : resto, bar d'ambiance puis « club zik » où passait un groupe bien groove NY. Belle occasion pour me lancer sur cette ville que j'adore et commence à bien connaitre : le café WHA NY dans Greenwich village et ses connections multiples avec le quartier de Porto Bello et ses bars déjantés et reggae londoniens.
Bon je la jouais fastoche : Genève by night c'est pas Soho. Et pour être franc cela filait une bonne
bouffée d'oxygène à la conversation. Le passage Venise, Florence, les impressionnistes et ma passion pour les auteurs russes de la deuxième parti du 19°eme siècle, sentaient un peu le réchauffé. Je voyais bien que ce n’était pas avec ça que j'allais emporter la partie .
Je l'avais bien fait un peu se marrer en m’adressant au serveur avec l'accent de NeuuuChaaaTTellll (Neuchâtel) ; mais c’était pas gagné et je craignais un peu de la voir bailler en attendant le dessert.
Décidément le groove New-Yorkais tombait à point et l'excuse de l'écoute dans mon appart, autour d'un dernier verre, du cd SOUND NY acheté lors de ma dernière escapade to the Big Apple, était toute trouvée.
Jusque là ca baignait. Je ne pensais pas aller aussi loin dans les différentes épreuves éliminatoires qui conduisent à la grande finale.
Faut vous dire que cela faisait un sacré bon moment que je tentais de décrocher ce rencart. J'en étais resté, la dernière fois où nous nous étions vus, à un évasif sinon prometteur : « Ouai, pourquoi pas un de ces soirs !
Nous voila donc dans mon "appart", à une heure à peu prés autant avancée que notre état.
J'ai ouvert une bouteille de Bordeaux pendant qu'elle roulait un "Pet'" et j'ai sorti ma botte secrète (attention bien lire botte et rien d'autres bandes d'abrutis obsédés).
Je ne suis pas taré ni naïf et je savais qu’il m’en fallait une sérieuse "de botte secrète " et je l'avais préparée bien avant, au cours du repas.
- Mais qu'est ce que tu fais dans la vie au juste, m'avait-elle questionné inévitablement.
Ma réponse était restée évasive, couverte même d'un poil de secret.
- Oh je me débrouille. Rien de très intéressant tu sais. Je t'en parlerai plus tard si un jour on se connait un peu mieux. Mais toi comment ça ce passe au salon ? Raconte moi ; mieux, raconte toi !
En fait je tendais le piège qui maintenant n'allait plus tarder à se refermer sur elle, dans cet appart assez nu de meubles et de déco mais ou trônait sur la table du séjour mon PC ..
Pendant qu'elle allumait son pet et en tirait une première taf, décontracté je lui demandais :
- ça t'embête si je check mes mails. J’attends un truc important de Londres.
Elle, cool, occupée à tirer une deuxième taf, m'y invita d'un signe de la main qui se voulait celui d'une nana super habituée à ce genre de mails NY, Londres, Paris, Turin, tu penses …
En quelques secondes de connexion le browser s'ouvre comme des millions d'autres de par le monde sur la page I’Google. Et moi super cool, presque détaché :
- Tiens, ils ont mis un de mes écrits en page Google.
- Teuf, teuf, qu'est-ce tu racontes ! Tu délires ? Où ça ?...
- Là, en page d'ouverture. Ils ont mis un poème que j'ai écrit il n’y a pas très longtemps. Regarde, "La belle au chat sur le piano ".
Elle s'était rapprochée. Délaissant son Pet' et le verre de Bordeaux près du sofa déglingué. Elle regardait maintenant l'écran par dessus mon épaule, collée a moi pour ne pas perdre l'équilibre. Sa main posée sur l'épaule droite, son menton sur l'autre. Elle n'en croyait pas ses yeux : le type dont elle avait hésité à accepter l'invitation avait ses œuvres en page d'ouverture World-Google ! Elle comprenait mieux, Ny, Londres, Bari, Amsterdam, Paris et même Neuchâtel dont il disait apprécier le calme et la sérénité. Tout s'expliquait maintenant.
Pour exciter un peu plus sa curiosité, je lui avais fait parcourir un moment mes dossiers sur mon pc. Mais pas trop longtemps tout de même. Je n'aime pas dévoiler mon travail en cours ; ça se comprend !
Bon la suite je ne vous la raconte pas. Vous pouvez aisément la deviner…
En tout les cas, merci Alain MALAULT pour ton blog Angle de vue, Angles de vies. Tu viens d'inventer le plan drague le plus redoutable que j'ai jamais mis en œuvre.
Bon je la jouais fastoche : Genève by night c'est pas Soho. Et pour être franc cela filait une bonne
Je l'avais bien fait un peu se marrer en m’adressant au serveur avec l'accent de NeuuuChaaaTTellll (Neuchâtel) ; mais c’était pas gagné et je craignais un peu de la voir bailler en attendant le dessert.
Décidément le groove New-Yorkais tombait à point et l'excuse de l'écoute dans mon appart, autour d'un dernier verre, du cd SOUND NY acheté lors de ma dernière escapade to the Big Apple, était toute trouvée.
Jusque là ca baignait. Je ne pensais pas aller aussi loin dans les différentes épreuves éliminatoires qui conduisent à la grande finale.
Faut vous dire que cela faisait un sacré bon moment que je tentais de décrocher ce rencart. J'en étais resté, la dernière fois où nous nous étions vus, à un évasif sinon prometteur : « Ouai, pourquoi pas un de ces soirs !
Nous voila donc dans mon "appart", à une heure à peu prés autant avancée que notre état.
J'ai ouvert une bouteille de Bordeaux pendant qu'elle roulait un "Pet'" et j'ai sorti ma botte secrète (attention bien lire botte et rien d'autres bandes d'abrutis obsédés).
Je ne suis pas taré ni naïf et je savais qu’il m’en fallait une sérieuse "de botte secrète " et je l'avais préparée bien avant, au cours du repas.
- Mais qu'est ce que tu fais dans la vie au juste, m'avait-elle questionné inévitablement.
Ma réponse était restée évasive, couverte même d'un poil de secret.
- Oh je me débrouille. Rien de très intéressant tu sais. Je t'en parlerai plus tard si un jour on se connait un peu mieux. Mais toi comment ça ce passe au salon ? Raconte moi ; mieux, raconte toi !
En fait je tendais le piège qui maintenant n'allait plus tarder à se refermer sur elle, dans cet appart assez nu de meubles et de déco mais ou trônait sur la table du séjour mon PC ..
Pendant qu'elle allumait son pet et en tirait une première taf, décontracté je lui demandais :
- ça t'embête si je check mes mails. J’attends un truc important de Londres.
Elle, cool, occupée à tirer une deuxième taf, m'y invita d'un signe de la main qui se voulait celui d'une nana super habituée à ce genre de mails NY, Londres, Paris, Turin, tu penses …
En quelques secondes de connexion le browser s'ouvre comme des millions d'autres de par le monde sur la page I’Google. Et moi super cool, presque détaché :
- Tiens, ils ont mis un de mes écrits en page Google.
- Teuf, teuf, qu'est-ce tu racontes ! Tu délires ? Où ça ?...
- Là, en page d'ouverture. Ils ont mis un poème que j'ai écrit il n’y a pas très longtemps. Regarde, "La belle au chat sur le piano ".
Elle s'était rapprochée. Délaissant son Pet' et le verre de Bordeaux près du sofa déglingué. Elle regardait maintenant l'écran par dessus mon épaule, collée a moi pour ne pas perdre l'équilibre. Sa main posée sur l'épaule droite, son menton sur l'autre. Elle n'en croyait pas ses yeux : le type dont elle avait hésité à accepter l'invitation avait ses œuvres en page d'ouverture World-Google ! Elle comprenait mieux, Ny, Londres, Bari, Amsterdam, Paris et même Neuchâtel dont il disait apprécier le calme et la sérénité. Tout s'expliquait maintenant.
Pour exciter un peu plus sa curiosité, je lui avais fait parcourir un moment mes dossiers sur mon pc. Mais pas trop longtemps tout de même. Je n'aime pas dévoiler mon travail en cours ; ça se comprend !
Bon la suite je ne vous la raconte pas. Vous pouvez aisément la deviner…
En tout les cas, merci Alain MALAULT pour ton blog Angle de vue, Angles de vies. Tu viens d'inventer le plan drague le plus redoutable que j'ai jamais mis en œuvre.
.Otra



















