30 juin 2009

Angle de vue de Michaël sur le VIETNAM

Michaël BOIS partage son regard sur le Vietnam, porté lors d'un périple à deux, en Février 2009.

29 juin 2009

Quelques peintres croisés autour de la tour Solidor, Samedi

C'est devenu un marronnier sur Angle de vue, Angles de vies, l'édition annuelle de "Solidor en peinture". Si la grande foire à la peinture du Dimanche rassemble toujours une collection impressionnante de croutes, le concours du Samedi garde toute sa valeur d'évènement de culture populaire permettant aux professionnels comme aux amateurs de tous âges d'exprimer leur créativité et confronter leurs regards sur Saint-Servan Solidor. Voici quelques uns qui ont retenu mon regard au cours d'une trop rapide visite.


 

Peintres à Solidor
envoyé par angledv. - Regardez plus de courts métrages.

Pour une vision plus exhaustives des productions de l'année voir l'album Picasa dans la première colonne de droite.

22 juin 2009

Pourquoi tenir un Blog ? A partir d'une étude empirique des trajectoires de trois blogueurs, Olivier Trédan tente d'établir une typologie.

Voici les conclusions de cette étude.

Au terme de cette présentation des pratiques de quelques internautes, nous voyons se dessiner des configurations différentes dans l'utilisation du blog. Par configuration, nous entendons un rapport aux pairs (le rôle du blog comme outils de gestion des sociabilités), un rapport au dispositif, où les plates-formes de blogging apparaissent comme de nouveaux lieux de sociabilité, un engagement individuel au travers d'une publication plus ou moins régulière.De cette articulation entre l'individu, ses pairs, des pratiques régulières sur Internet, surgit l'objet pratiqué.
 
Des traits communs apparaissent de ces parcours. Les individus sont réflexifs. Ils savent par expérience, par tatônnement ce qui peut ou ne doit pas être entrepris. Cette réflexivité est indispensable pour pouvoir coordonner leurs actions, s'investir dans l'espace des pratiques. Elle produit également des savoirs élaborés au fil de leur pratique. Ils savent où trouver une information, un contenu, comment les mettre en forme pour susciter l'approbation de leurs lecteurs. La pratique du blog n'est pas une activité simple, qui va de soi. Régulièrement, ils doutent de l'intérêt de leur propre pratique, réfléchissent sur leur public, sur les moyens de le maîtriser. Ils ont en commun d’agir en faveur du renouvellement ce dernier. 
 
Ils nous montrent un ensemble complexe dont ils savent se saisir pour donner du sens à leur pratique, pour gérer la relation avec leurs pairs. Les skyblogs illustrent bien ces médiations à un niveau basique. Le blog devient le lieu pratiqué par les pairs, signe de la reconnaissance de son auteur. Pour cela, les techniques employées sont rudimentaires : la mise en ligne d'une photo d'un proche suffit. Dans ce cas de figure, le blog ne constitue qu'un artefact technique technique qui vient se surajouter à d'autres dispositifs existants (forums de discussions, MSN, etc.) Mais, sur
un temps relativement long, cette seule pratique ne suffit pas. Le blog, chez les pratiquants observés, dépasse largement cette gestion instrumentée de la relation à quelques amis proches. Leurs pratiques se sont densifiée au fil du temps. Peu à peu, les espaces occupés se chargent d'une histoire particulière. Peu à peu, ils en occupent de nouveaux, découvrent de nouvelles ressources qu'ils articulent ou intègrent à leur blog. L'activité de publication devient une performance au cours de laquelle ils mobilisent les ressources, utilisent tout l'attirail techniques, culturels, médiatiques à leur disposition. Mais cette activité dépasse également cette dimension horizontale des sociabilités. Peu à peu, ils s'intègrent dans des espaces multiples en construction. Le parcours régulier des blogs connus et reconnus, largement commentés leur montre qu'il existe d'autres individus dont ils ne perçoivent la présence qu'au travers des commentaires déposés. 
 
Ce que nous voyons se dessiner, au travers de leurs pratiques, ce sont des mondes sociaux, produits des multiples pratiques en ligne, écriture de soi, interactions avec les pairs, lecture quotidienne de quelques sites d’actualité, de blogs ou de webzines. Ils ont su découvrir, éprouver les multiples conventions et les différents leviers qui leur offrent la garantie d’une visibilité en ligne. C'est certainement là la raison principale de leur longévité. Ils sont su intérioriser des savoir-faire et des savoir-être et inventer au fil du temps une pratique, à laquelle ils accordent du sens. 

Pour lire l'intégralité de l'article de Olivier Trédan :Téléchargement Dynamiques_de_production_des_mondes_sociaux_en_ligne

Ma fête de la musique...

Images En cette soirée de fête de la musique. l'envie de chanter m'est venue et de partager avec vous cet assez bon conseil du grand Georges Téléchargement Mourir pour des idées 1



18 juin 2009

La cité idéale d'Auroville (Tamil Nadu en Inde) vue par Anne Alice

Anne Alice (AAPB), une de nos étudiantes voyageuses partage ses impressions sur Auroville, le projet de cité idéale concocté en 1968 en Inde. Elle poursuit par là un dialogue amorcé avec .Otra, notre mystérieux "poète-écrivain voyageur".

Beaucoup d’entre nous ont rêvé au moins une fois d’intégrer une communauté de valeurs et d’y vivre une vie alternative en harmonie avec leurs idéaux et avec leurs semblables.

Images-3 C’est ce que propose Auroville, cité fondée sur les idées de Mirra Alfassa (La Mère), qui a partagé la vie de Sri Aurobindo. Direction 10km au nord de Pondichéry, Etat du Tamil Nadu, Inde du sud.

Beaucoup des ingrédients sur lesquels on peut fantasmer sont présents : le soleil, les jus de fruits frais, la plage, les chemins forestiers où l’on circule à vélo (ou en mobylette), les tenues néo-baba, la pluralité des nationalités présentes. Il s'y exprime et se vit un vrai souci de l’écologie, largement mis en avant. Auroville est également un atelier de recherche esthétique qui se retrouve par exemple dans la forme des bâtiments, de la cabane en bois au Matrimandir (lieu destiné à la méditation au centre d’Auroville), en passant par le Laboratoire des langues. Les industries de la cité recherchent à Images-1 la fois la beauté, la qualité et le souci d’un développement durable. Du fromage à l’artisanat la créativité est mise en avant, en contraste avec l’uniformité que l’on peut parfois déplorer dans le secteur marchand classique.

Il est rare que les utopies dépassent le stade du papier et vivent plus longtemps qu’un festival. Or, Auroville a été inaugurée en 1968. Aujourd’hui, en 2009, l’endroit garde une saveur d’avant-garde. 

Images-2 En découvrant le lieu, je ne pouvais m’empêcher de penser à Center Parc. La référence vous surprendra sans doute, mais elle se rattache à des souvenirs et impressions d’enfance qui me faisaient idéaliser ce monde urbano silvestre un peu magique. C’est qu’il y a ici aussi beaucoup d’arbres, qui viennent rafraichir un environnement plutôt aride à la base. Il s’agit évidemment d’univers complètement différents. Auroville n’est pas un parc d’attraction pour bobos, ce n’est pas un lieu aseptisé, il n’y a pas de barrières autour. Le nouveau venu se perd volontiers dans les chemins, car la végétation est dense et les panneaux d’indication restent peu nombreux.

Il ne faut surtout pas idéaliser le monde d' Auroville. Un tel projet peut bien sûr être critiqué pour bien de ses aspects et contradictions. Mais on peut voir en lui une pépinière de propositions entretenue par des individus courageux. Les français semblent particulièrement réceptifs à ces idées, à en juger par le nombre de ceux qui habitent ou viennent à Auroville.


Vivre à Auroville ou garder l'esprit de voyage ?


Bien sûr, visiter Auroville ou y habiter sont deux choses très différentes et le choix de ceux qui ont quitté leurs familles, leur pays et un certain « monde matériel » fait réfléchir. Ce choix est un renoncement à la découverte d’autres lieux pleins d’opportunités dont la quête peut durer le temps de toute une vie. Le voyage permanent apporte la variété qu’un seul endroit ne peut fournir. C’est peut-être ce dont parlait .Otra : on réalise vite qu’aucun lieu n’est le paradis recherché et que seul le déplacement permet de rêver encore à cette chimère.

On a beaucoup entendu qu’un autre monde était possible, on peut y croire sincèrement aussi. Seulement l’accès à l’idéal semble toujours réservé à ceux qui vivront hors de notre temps : 2200 remplaçant dans notre imaginaire, le mythique an 2000. Et encore cet espoir de temps meilleurs lointains est-il passablement écorné par la conscience émergente que nos générations lègueront à leurs descendants, si rien n’est fait, tout un tas de problèmes insolubles. Cela fait donc du bien de voir un endroit différent, où l’on cherche « ici et maintenant » à vivre l’autrement.

Au delà des contradictions qui apparaissent rapidement, j’apprécie donc le projet vivant d’Auroville parcequ'il a le mérite de faire émerger des questions et de proposer un espace de liberté.   

                Anne Alice (en direct de Krishnaguiri road...)


14 juin 2009

C'est beau un regard de biche... à Göteborg

.Otra qu'un nouvel emploi a attiré à Göteborg en Suède, partage ses impressions enthousiastes sur la ville, toujours avec sa pincée d'humour.

Allongé sur mon lit par ce bel après midi, j’entends le chant d’un oiseau résonner comme dans une cour d’école vide. Un peu plus loin me parvient une douce rumeur de circulation urbaine et de temps à autre de faibles vibrations du tramway qui glisse en bas de chez moi. Tout est calme, je suis pourtant à moins de deux blocs de la principale avenue de Göteborg.

Je loge dans une très belle maison historique avec des  façades aux riches parures et qui s’enorgueillit de son ascenseur, le premier installé dans cette ville, il y a fort longtemps. Cet ancien hôtel de luxe est aujourd’hui une maison d’accueil d’étudiants cosmopolites de l’université voisine. L’été certains locataires comme la très belle norvégienne qui occupe la chambre 205, sous-louent le temps des vacances et du retour au pays.

Cette nuit je ne travaillais pas. Matinal j’ai ouvert la fenêtre vers les 6 heures du matin. Il faisait déjà grand jour. En cette saison le soleil se couche très tard vers les 11 heures du soir et des 4 heures du matin il luit à nouveau.

Café fumant à la main j’allume ma première cigarette en jetant un œil dans la rue. Elle était là, au milieu de la rue, visiblement perdue, mais nullement apeurée ni affolée. Calmement, naturellement nos regards se sont accrochés. Elle avait de très beaux yeux de biche. J’étais bien réveillé et ne rêvais pas, je peux vous l’assurer. Elle m’a observé un long moment sans bouger puis d’un pas calme a repris son chemin.

Alors d’un petit claquement de bouche, comme on le fait pour un animal domestique, je l’appelais à se retourner et à me prêter attention encore un peu. A nouveau nos regards se sont croisés un bon moment. C’est beau un regard de biche ! Elle était nullement effarouchée et j’étais encore très surpris qu’elle soutienne ainsi le mien. Elle était très belle, noble et sans être un spécialiste je situerai son âge entre 2 et 4 ans .

Ici, à Göteborg, contrairement à de nombreuses belles et grandes villes vous ne trouverez pas de parcs arborés au centre ou dans les environs proches. C’est la ville qui est construite dans un parc. Cette précision est importante sinon vous auriez sans doute cru qu’avec ma vision bucolique je cherchais à faire l’intéressant, l’écolo , le « ceusse qui n’aime plus les motos et la vitesse », et qui a renoncé à ce que peu de gens osent marquer à la page hobby de leur CV : sexe, drogue et rock-and roll ……(Essayez vous verrez , je vous assure que ca attire l’œil du recruteur).

Ne vous inquiétez pas .Otra ne change pas ! Mais quand je dis un parc je minimise. En fait il s’agit d’une forêt, une vrai, un peu comme dans les contes du petit poucet qui avait des bottes à 7000 tours minutes. Partout elle est présente : du centre où l’on trouve autant de Mac-Do et  de H&M que partout ailleurs en occidents jusqu’au port avec ses cargos et des grues gigantesques. La ville s’étale ensuite en un original système de rhizome vers ses quartiers commerciaux , industriels, résidentiels ou  « HLM ». Pour aller de l’un à l’autre comme dans tant d’autre mégalopole vous empruntez autoroutes et ses échangeurs mais au cœur de la forêt et de prairies avec des fermes de bois rouge aux toits à deux pans. 

Le centre ville est absolument magnifique. Son architecture est très riche et variée alternant des édifices au style baroque, vénitien ou tout anglais et des immeubles ultra modernes d’acier et de verre s’élançant vers le ciel.

Une ballade au cœur de Göteborg un dimanche après-midi ensoleillé est pur plaisir. Partout sur chaque coin d’herbe, autour de chaque fontaine, au milieu des places, pique-nique, siestes et bronzage sont devenus semble t-il l’unique occupation des habitants de la ville. Central parc partout en ville. C’est magnifique !

Ce qui résume le mieux Göteborg c’est le mot « harmonie ». Harmonie entre tram, autos, piétons et vélos. Harmonie entre l’urbain et la forêt.  Harmonie entre un vieux rocker sur le retour qui tire sur sa première tige du matin et le regard offert d’une biche.

Un chroniqueur dans l’air du temps finirait sans doute par : « Dépêchez vous d’aller visiter cette citée car elle vie probablement ses dernières belles heures avant d’être victime de la pollution ». Et bien moi je vous dis : prenez votre temps. Ici l’harmonie est installée bien avant l’invention de l’écologie et règnera longtemps encore. Je vous le promets.

.Otra

(PS).   Oui les filles d'ici sont aussi belles qu’on le dit. Certaines même ont de très jolie yeux de…

07 juin 2009

Camila et Gonzalo chantent pour nous

Ils viennent de Mendoza, en Argentine, au pieds de la cordillère des Andes, près de la frontière Chilienne. Camila et Gonzalo sont étudiants (lui en logistique bio-médicale, elle en Droit) et surtout ils adorent chanter et voyager, la première passion facilitant l'autre.

Ils faisaient un petit crochet par Rennes et Saint Malo cette fin de semaine à l'occasion d'une tournée de leur chorale en Europe du Sud (Rome, Madrid, Barcelone...). Merci à Marie (une de nos étudiantes voyageuses récemment de retour d'Argentine) de cette délicieuse rencontre le temps d'un goûter en musique.

03 juin 2009

Didier LANGE expose à Cancale

J'ai rencontré Didier LANGE sur les quais de Solidor en peinture il y a deux ans et beaucoup apprécié son travail. Ils m'annonce son exposition à Cancale, tout le mois de Juin.

DidierLange1  Soyez les bienvenus pour cette nouvelle "aventure" picturale,
 du 3 au 29 juin,
 à CANCALE (dans le 35/France),
à la Halle à marée.
 
A SAVOIR ... Je serai sur place de 14h à 19h :
le samedi 6 (vernissage à 18h) & dimanche 7
et du lundi 15 au dimanche 21 inclus.
 
                  A tout bientôt donc j'espère...amicalement, Didier Lange.


Le diaporama ci dessous présente Didier Lange devant son chevalet à "Solidor en peinture" (Saint Servan Saint Malo) en Juin 2008.

 

31 mai 2009

Du voyage comme "un art". Réponse de .Otra à Anne-Alice

De Göteborg . Otra, notre "poête - écrivain voyageur" répond à Anne Alice :

« 2A » nous propose une réflexion sur le voyage d’une rare pertinence et angle de vue, pour le coup bien nommé, en devient différent.

Mais de quel voyage parle-t-on ? Celui de nous autres, petits nantis occidentaux qui pouvons nous permettre de partir à l’autre bout du monde en prospection de soi ou des autres et revenir quand bon nous semble pour retrouver les choses et notre confort tel que nous les avions laissés. Ou voyage de l’immigrant qui n’a d’autre choix que de subir la faim ou le poids d’une vie pour rien s’il n’agit pas, même et il le sait, au péril de sa vie…

Peut-on seulement parler de voyage quand lieu et date de retour sont prévus ? Je n’ai pas les réponses à cela ; à ce monde là et ce mode de vie que pourtant je vis au jour le jour et parfois même douloureusement jusque dans ma chair et mon cœur.

Pourquoi n’ai-je jamais été aussi malheureux que le jour où j’ai acheté une belle petite maison en ce coin magnifique de la côte de Granit rose, que nombres de voyageurs ont inscrit sur leur liste des endroits à découvrir ?

Url  Pourquoi, il y a quelques semaines sur la route en direction de Fribourg où le soir même je devais prendre un nouveau boulot, tout mon capital sur la banquette arrière de ma petite voiture, fus-je tant excité par ce coup de téléphone qui m’annonçait que ma candidature pour ce job à Göteborg était acceptée. Marseille le matin, direction programmée Lausanne, destination réelle Göteborg … Adresse zéro, presque six mois d’hôtels ou d’apparts vides et sous-loués, portable à l’indicatif selon puce du pays, internet selon connexion.

Je n’ai pas le niveau de réflexion de la jeune AA et encore moins celui des prestigieux invités au salon de Saint Malo ce week-end, pour expliquer pourquoi ce genre de situations me fait tellement bander, alors qu’à coup sûr, riche de moins d’un salaire en poche et à bientôt 48 berges, elle filerait le vertige à tant d’autres. Pourquoi cela me semble-t-il tellement vital au point de me déchirer des deux personnes qui pour moi étaient ce qu’il y a de plus précieux au monde.

 Le voyage on l’a en soi, comme un musico a le besoin de jouer, de créer, d’explorer les sons ; un peintre celui d‘allumer des images, un écrivain le besoin de raconter. Et que pourraient-ils répondre à leur conjoint, tant aimé soit-il, s'il leur demandait de choisir entre lui et leur art ?

Deux ou trois expériences de la mort qui vous frôle vous confortent dans la certitude de l’instantanéité de toute vie… Nulle construction ne peut remplacer la magie de la perpétuelle découverte.

Voila bien plus de questions que de réponses en somme, pour toi 2A. Si tu le peux, le souhaite, aide moi à comprendre ce qui pousse les gens comme moi, mais surtout je t’en prie ne me guérit pas. J’adore ce que tu écris.Continue, j’apprends et comprends plein de choses… Ca ce dévore comme les yeux le font d’un paysage.

Du voyage dépend peut-être la survie de la terre ? Comme disent les gitans « c’est de nos pas qui ne cessent que la terre tourne ».

.Otra

30 mai 2009

Est-il pathologique de partir voyager parfois, souvent, tout le temps ?

Bandeau-affiche

Anne Alice, notre "étudiante voyageuse" poursuit, au cœur du Tamilnadu, sa réflexion philosophique sur le voyage. Une jolie réflexion tout à fait synchrone avec le déroulement du XX°Festival des "Etonnants voyageurs" ce week end de Pentecôte.

Est-il pathologique de partir voyager parfois, souvent, tout le temps ? Le plus sage est-il celui qui voyage ou celui qui sait demeurer ? Dans "Petite philosophie du voyage", Thierry Tahon détourne les idées reçues et les tortille dans tous les sens, nous titillant l’esprit. Alors que la mobilité est érigée comme nécessité et que l’éphémèrité de toute chose devient un principe accepté, s’interroger sur le sens du voyage bouscule nos certitudes.

Le voyage est une fuite en avant ; on fuit un lieu pour poursuivre un rêve, pour élargir le champs des possibles. Le voyageur cherche à se fuir lui-même, à égarer son égo en chemin pour cueillir dans le monde extérieur une nourriture qu’il espère plus fraiche. Pourtant, à long terme, on est toujours rattrapé par ses doutes, qui se jouent de tous les moyens de transports et nous retrouvent dans les lieux les plus égarés.

Un des ennemis facétieux du voyageur est la pulsion d’enracinement, de sédentarité, qui peut rappeler son existence aux moments les plus inattendus. Si le voyageur est un futur sédentaire en recherche du lieu où il pourra s’installer, c’est avec angoisse et passion. La passion pousse à l’action, au mouvement, au toujours plus, l’angoisse demande si l’imagination n’est pas trop gourmande, si le voyageur finira un jour par s’arrêter enfin.

Car là est la question : les voyageurs sont-ils nomades par choix, par besoin ? Le voyageur pathologique est-il trop exigeant à l’égard de la vie ou simplement affamé devant la diversité des menus qu’elle propose ? Une autre interprétation est possible : le voyageur serait révolté contre l’immobilité des situations et des lieux et chercherait en bougeant à instaurer du mouvement dans le monde.


29 mai 2009

Jeu de piste, seulement pour toi P....

En suivant ce lien tu t'approches du but
Identifie toi sans majuscule et tape les 6 chiffres sans espace.

24 mai 2009

Anne Alice et le "sentiment océanique".

Voici, en écho à la réflexion de Marie sur le "voyage" celle d'une autre "étudiante voyageuse" Anne Alice (APBB). Elle vit depuis une dizaine de jours et pour un stage prévu de 6 mois, dans un village du Tamilnadu en Inde, prés de Krishnagiri. Une immersion totale au cœur d'une population rurale dont elle ne connait pas la langue et qui ne possède pas, dans sa grande majorité, les rudiments d'Anglais qui permettraient d'établir un début de conversation. Il faut alors puiser au fond de soi ses ressources de communication.


Quand tu marches dans le village, en tant qu’étranger, les indiens te regardent avec un drôle d’air et commentent ton physique et ton comportement, sans forcément te sourire. Ils semblent te juger négativement. Cet a-priori comporte sûrement une part de vérité. Pourtant, tous ceux qui sont venus me parler jusqu’ici l’ont fait avec gentillesse et avec de bonnes intentions. Le sens de l’accueil de mes voisins m’étonne. Faut-il préférer l’indifférence à la curiosité ?

Le voyage consiste à se débarrasser petit à petit de ses a-priori pour se laisser flotter dans l’ambiance du lieu. Il s’agit de faire progressivement tomber ses barrières (ce qui n’est pas sans danger, car elles sont là pour protéger à la fois notre sécurité et notre équilibre mental) pour presque tout remettre en question.

On peut chercher à trouver un juste milieu entre les écueils de la prévention du risque à l’occidentale et la fatalité du destin qui semble prévaloir dans de nombreux pays. Le voyageur peut alors se détacher des règles qui entravent l’individu dans sa société et bénéficier du fait qu’il n’a pas encore intériorisé celles de la communauté qui l’accueille (du moment qu’il ne dérange personne). Le but de cet équilibre est de pouvoir ressentir ce qu’il nous est impossible de ressentir chez nous dans des conditions normales à cause de nos conditionnements mentaux.

Il est difficile de définir ce « quelque chose ». Certains parlent de « sentiment océanique ». On pourrait aussi parler –même si cela sonne un peu bizarre- de « dissolution qui détend, ouvre l’esprit et aide à comprendre ce qui est important ». Cependant, c’est sûr qu’il va s’agir de sortir de sa zone de confort, ce qui va nous aider à nous décentrer puisque l’on est tout à coup plus attentif à l’environnement extérieur. Au final, ce décentrage aboutit à un nouveau centrage sur soi-même, mais l’on est déjà changé.

Le voyage permet de casser des routines, souvent pour en retrouver d’autres (ou pas, mais c’est plus rare). A long terme, on sort de ces péripéties plus riche intérieurement, grandi d’avoir su gérer la prise de risque et l’ouverture à l’autre en apprivoisant sa peur de l’inconnu. L’autre et soi-même redéfinissent (parfois subtilement) leurs trajectoires, comme deux boules de billard qui s’entrechoquent puis repartent chacune de leur côté.

23 mai 2009

Jehan JONAS revient

Connaissez-vous Jehan JONAS. C'est Jean Marie VIVIER son principal interprète, qui m'a fait connaître cet auteur, compositeur, interprète égal d'un BREL, d'un BRASSENS, plus encore Léo FERRE ou Leny ESCUDERO dont il partage l'anarchie créatrice. Trop vite parti, mais toujours aussi présent grâce à Internet et des passionnés qui mettent en image et nous ramène ainsi les chansons qui ne prennent pa une ride. Pour un droit des auteurs à vivre éternellement sur Internet...au delà d'Hadopi...

17 mai 2009

Plan drague en ligne pour .Otra

Voici une courte nouvelle adressée par .Otra, qui apporte une suite inattendue à la publication dans "Angle de vue, angles de vies" de son poème " la belle au chat sur le piano".


La soirée avait plutôt bien commencé. Pas trop mal la nana. Plan classique : resto, bar d'ambiance puis « club zik » où passait un groupe bien groove NY. Belle occasion pour me lancer sur cette ville que j'adore et commence à bien connaitre : le café WHA NY dans Greenwich village et ses connections multiples avec le quartier de Porto Bello et ses bars déjantés et reggae londoniens.
 
Bon je la jouais fastoche : Genève by night c'est pas Soho. Et pour être franc cela  filait une bonne 800px-Jet_d%27Eau_Geneva mmm bouffée d'oxygène à la conversation. Le passage Venise, Florence, les impressionnistes et ma passion pour les auteurs russes de la deuxième parti du 19°eme siècle, sentaient un peu le réchauffé. Je voyais bien que ce n’était pas avec ça que j'allais emporter la partie .
 
Je l'avais bien fait un peu se marrer en m’adressant au serveur avec l'accent de NeuuuChaaaTTellll (Neuchâtel) ; mais c’était pas gagné et je craignais un peu de la voir bailler en attendant le dessert.
 
Décidément le groove New-Yorkais tombait à point et l'excuse de l'écoute dans mon appart, autour d'un dernier verre, du cd SOUND NY acheté lors de ma dernière escapade to the Big Apple, était toute trouvée.
 
Jusque là ca baignait. Je ne pensais pas aller aussi loin dans les différentes épreuves éliminatoires qui conduisent à la grande finale.
 
Faut vous dire que cela faisait un sacré bon moment que je tentais de décrocher ce rencart.  J'en étais resté, la dernière fois où nous nous étions vus, à un évasif sinon prometteur : « Ouai,  pourquoi pas un de ces soirs !
 
Nous voila donc dans mon "appart", à une heure à peu prés autant avancée que notre état.
 
J'ai ouvert une bouteille de Bordeaux pendant qu'elle roulait un "Pet'" et j'ai sorti ma botte secrète (attention bien lire botte et rien d'autres bandes d'abrutis obsédés).

Je ne suis pas taré ni naïf et je savais qu’il m’en fallait une  sérieuse "de botte secrète " et je l'avais préparée bien avant, au cours du repas. 
 
- Mais qu'est ce que tu fais dans la vie au juste, m'avait-elle questionné inévitablement.

Ma réponse était restée évasive, couverte même d'un poil de secret.
 
- Oh je me débrouille. Rien de très intéressant tu sais. Je t'en parlerai plus tard si un jour on se connait un peu mieux. Mais toi comment ça ce passe au salon ? Raconte moi ; mieux, raconte toi !
 
En fait je tendais le piège qui maintenant n'allait plus tarder à se refermer sur elle, dans cet appart assez nu de meubles et de déco mais ou trônait sur la table du séjour mon PC ..
 
Pendant qu'elle allumait son pet et en tirait une première taf, décontracté je lui demandais :

 - ça t'embête si je check mes mails. J’attends un truc important de Londres.
 
Elle, cool, occupée à tirer une deuxième taf, m'y invita d'un signe de la main qui se voulait celui d'une nana super habituée à ce genre de mails NY, Londres, Paris, Turin, tu penses …
 
En quelques secondes de connexion le browser s'ouvre comme des millions d'autres de par le monde sur la page I’Google. Et moi super cool, presque détaché :
 
 - Tiens, ils ont mis un de mes écrits en page Google.
 
- Teuf, teuf, qu'est-ce tu racontes ! Tu délires ? Où ça ?...
 
- Là, en page d'ouverture. Ils ont mis un poème que j'ai écrit il n’y a pas très longtemps. Regarde, "La belle au chat sur le piano ".
 
Elle s'était rapprochée. Délaissant son Pet' et le verre de Bordeaux près du sofa déglingué. Elle regardait maintenant l'écran par dessus mon épaule, collée a moi pour ne pas perdre l'équilibre. Sa main posée sur l'épaule droite, son menton sur l'autre. Elle n'en croyait pas ses yeux : le type dont elle avait hésité à accepter l'invitation avait ses œuvres en page d'ouverture World-Google ! Elle comprenait mieux, Ny, Londres, Bari, Amsterdam, Paris et même Neuchâtel dont il disait apprécier le calme et la sérénité. Tout s'expliquait maintenant.

Pour exciter un peu plus sa curiosité, je lui avais fait parcourir un moment mes dossiers sur mon pc. Mais pas trop longtemps tout de même. Je n'aime pas dévoiler mon travail en cours ; ça se comprend !
 
Bon la suite je ne vous la raconte pas. Vous pouvez aisément la deviner…
 
En tout les cas, merci Alain MALAULT pour ton blog Angle de vue, Angles de vies. Tu viens d'inventer le plan drague le plus redoutable que j'ai jamais mis en œuvre.

.Otra

15 mai 2009

Un "angle de vies" de crise... en musique

Katell nous fait suivre un "tube de la crise" par le groupe "l'homme parle" qui fait du buzz sur internet. Une manière aussi de montrer qu'Hadopi ou pas, le net est et sera un formidable accélérateur de création... "A FAIRE SUIVRE, plus ils auront de connexion, plus ils auront de chances de se faire produire!" nous rappelle Katell.

Chanter le temps de crise, Souchon s'y était mis aussi il y a plus de six mois -> ICI

11 mai 2009

.Otra vient de decouvrir une petite perle sound and beat....

J'en connais qui ne seront pas mécontente de cette alternative à Jean Marie Vivier ou Mikael Kerné, mes références seventies...qui ne plaisent pas qu'à moi ; vous êtes quelques uns à me l'avoir manifesté (Merci Christ...). 

.Otra m'a recommandé une version de  "i will survive" par le groupe "Cake", album "Fashion nugget" dont je me suis empressé de chercher une vidéo sur le net.


Peut être vous inquiétez-vous de voir "Angle de vue, angles de vies" tourner au "juke box". Non ! Juste qu'en ce moment je ne parviens pas à me passionner pour le débat politique qui devrait pourtant provoquer chez moi de ces envolées militantes dont je vous gratifie à chaque élection. 
Je suis profondément Européen mais le PS a réussi à totalement me dégoûter (cf notamment la composition de la liste de l'Ouest... pour ne pas parler de l'absence de vision...). 


Alors peut-être les verts, ou plutôt Cohn Bendit. encore une nostalgie soixante huitarde... J'ai bien le droit finalement en mon jour d'anniversaire : 59 ans ! Promis l'an prochain je redeviens jeune et dans le move... 

10 mai 2009

Jean Marie Vivier (2) : "écris moi"

08 mai 2009

Jean Marie Vivier, au hasard du net (1)...

En Juillet 2008 je vous faisais partager ma redécouverte de Jean Marie VIVIER. Toujours au hasard de mes butinages sur le web j'ai collecté 4 de ses chansons mises naïvement en images sur You Tube par un fan de Jean Marie.

Je ne résiste pas au plaisir de vous faire découvrir un peu plus ce chanteur "hors le temps". Certaine me reproche "mon penchant pour les bluettes ringardes" ! Je lui laisse son acide "angle de vue" et persiste à aimer ces doux et classiques "angles de vies" à la Vivier.

Voici la première. j'égrènerai les autres titres au long des semaines à venir.

04 mai 2009

En direct d'.Otra : "poème à la belle au chat sur le piano"

Je vous imagine dans une grande maison
Au charme désuet et confort campagne
Un jour d'été et sa chaleur de bagne
De ce temps attendu des moissons

Et vous dans la pénombre des persiennes
Longeant le piano demi-queue du salon
D'une caresse à l'ivoire vos mains prennent son
Et miaule le chat qui dormait à peine

Nocturnes,opus numéro neuf de Chopin
Comme un appel à la soirée chaleur tombante
Où sur l'horizon l'astre dieu, allure nonchalante
Se couchera pour laisser place à la nuit enfin

Nous dinerons sur la terrasse au chant des cigales
Sur une nappe blanche comme cette nuit que je veux sans fin
Le vin sera frais mais m'enivrera moins que votre parfum
Et rêver de colliers à terre et de chat sur la table qui se régale

Les moissonneurs dormiront en pensant labeur du lendemain
Les collines de l'arrière pays se seront drapées de brumes
Comme un écrin de velours aux amants que nous fument
C'est vrai que cet ensemble blanc vous va decidément très bien

.Otra.

03 mai 2009

La manif, suite... à Dinan "les aventures du petit Nicolas"

Fanch nous communique :

L''équipe du Grenier était dans la rue à Dinan pour nous conter les aventures du "Petit Nicolas". Sur la pancarte qu' on ne lit pas bien il y avait : le petit Nicolas et ses copains du medef, les vacances du petit Nicolas chez bolloré et il manque le petit Nicolas a des ennuis, mais ca viendra ???    Fanch

Avril 2009 008 Avril 2009 011

02 mai 2009

A Saint Samson, sous la plage...les rochers...

Jeu de piste

Laissez les grandir ici !

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Expo 2006 - de Laurent JASMIN

  • Img_0633
    Oeuvres de Laurent JASMIN et photos du vernissage de l'exposition à Rennes en Janvier 2006

Exposition d'Angelika Walh-Roblot

  • En_attente_fusain_pastel_80x100
    Objet banal de notre quotidien, rouillé, cabossé, bousculé par l’usure du temps, des objets qui dérangent, un extrait de notre environnement, de l’histoire de l’art, des regards furtifs sur un détail qui n’appartient plus tout à fait à notre temps, sans être du passé, juste en lisière de nos vies. Une réflexion sur la contemporanéité : l’espace vie, l’espace temps

Exposition des peintures de Yves Raoul

  • Ploumanach
    exposition de Yves RAOUL, à Rennes, Janvier 2005

Route du rhum

  • Kicx4182
    Quelques clichés pris à quais et lors du départ de la route du Rhum, à Saint Malo le dernier week end d'Octobre Photos sur l'eau : Jean Pol REHAULT

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