10 août 2008

L'éléphant et les drôles de machines de l'Ile de Nantes

Voila un an que j'avais promis l'excursion à mes petits filles : mission accomplie. Et occasion de redécouvrir Nantes, vue de son ile où renait la friche industrielle des chantiers. Une ville nouvelle, au cœur de la ville, terrain de jeu illimité pour des gestes poétiques et architecturaux à la dimension de Jules Vernes, enfant de Nantes.

Un film clip (sur une perle de musique rock découverte au hasard sur le site" auboutdufil") pour évoquer l'aventure créative de François Delarozière et Pierre Orefice.  "Acteurs du renouvellement du théâtre de rue et des scénographies urbaines en Europe. Ils explorent depuis une quinzaine d’années la machinerie et l’objet en mouvement. Leurs chemins communs avec la compagnie Royal de Luxe et leurs propres créations sont à l’origine de leur conception de la rencontre avec le public. Dans la Galerie, des machinistes, en contact direct avec le public, se mettent au service des Machines. Des visiteurs guidés par les machinistes peuvent en prendre les commandes. L’art du mouvement exerce alors une véritable fascination sur le public. Ces créations sont aux antipodes de l’univers des parcs d’attractions traditionnels. Voir le site " les machines de Nantes"

08 août 2008

Humour folk sur les rives de la Rance

Le week end dernier j'ai découvert au hasard d'une promenade sans but précis sur les rives de la Rance, la fête "il y a 100 ans à Saint Suliac".

J'avais bien vue l'annonce de l'évènement dans la presse locale mais je suis peu sensible aux reconstitutions nostalgiques d'un bon vieux temps idéalisé, folklorisé et je me méfie de la promotion sans inventaire des valeurs rurales, pires néo-rurales... Jusqu'au moment où le charme opère sous l'effet du kan a diskan des chanteurs et autre sonneurs de bombardes ou accordéon diatoniques... Quand la fête est réelle, populaire, et surtout intelligemment décalée par de fortes touches d'humour et de dérision.

Pour voir le diaporama de la fête, cliquez sur la photo ci dessous

100 ans en arrière à Saint Suliac

06 août 2008

Une partie de pétanque, non !... de boules bretonnes

Nous ne sommes pas à Marseille ou la Ciotat mais bien à Saint-Malo où les boulistes ont pris leurs quartiers d'été, sous les remparts, pour d'interminables parties de Boules Bretonnes.

La boule Bretonne sous les remparts de Saint-Malo

Pour voir le diaporama sur Picasa, cliquer sur la photo.

01 août 2008

Vous avez le bonjours de Brice !!! ou "ça se passe prés de chez nous"

Mon amie Marie Clarisse attire notre attention :

"Je te transmets un truc repiqué du blog d'Erwan, pensées au vent et provenant du contre-journal de Libération. je trouve qu'il faut donner un max de publicité à des comportements aussi scandaleux. Heureusement que la France est le premier pays touristique au monde! Quel accueil pour ces chers touristes..."

Jeudi 31 juillet 2008

«Ils ont été traités comme des délinquants, des criminels»

Un petit article, écrit par Laura Roland et trouvé sur le blog "Contre Journal" accessible via le site de Libération. Je le trouve à différents égard plus qu'éloquent et représentatif d'un état d'esprit ambiant de plus en plus malsain de la part de nos représentants de l'ordre. Le titre est celui de l'article original.

Elodie, deux ans et demi, d'origine belge et ses parents, ressortissants équatoriens en situation régulière, auraient pu être des touristes comme les autres. Arrêtés, vendredi, après un contrôle d'identité, ils sont internés au centre de rétention de Rennes. Contacté, Damien Nantes, de la Cimade s'indigne de cette situation absurde.

Damien Nantes
: « Les parents d’Elodie vivent légalement en Belgique avec un permis de  jours de cinq mois. Ils sont venus passer deux semaines de vacances en France. Avant de venir en France, ils ont pris la précaution de demander à l’Office Belge des étrangers si les documents en leur possession leur permettaient de circuler en Europe et de venir en France, il leur a été répondu que oui.

Arrivés en France lundi 21 juillet 2008, le couple et son enfant ont passé la semaine dans la Manche. Vendredi matin, alors qu’ils roulaient vers le centre ville de Cherbourg, ils ont fait l’objet d’un contrôle routier. Monsieur Campo Otavalo s’est alors garé sur le côté. Sept fonctionnaires de police se sont positionnés autour de leur véhicule, en demandant combien de personnes se trouvaient à l’arrière de leur fourgonnette. 

Monsieur et Madame ont été très surpris par cette question et ont répondu que seule leur fille dormait à l’arrière. Les fonctionnaires de police ont posé 4 fois la question, à laquelle le couple a continué de répondre de la même manière. Les policiers ont finalement demandé que les portières arrière de la fourgonnette soient ouvertes et ont pu constater qu’il n’y avait que la petite Elodie qui dormait. Ils ont demandé à Madame Suntaxi Diaz de réveiller sa fille. Lorsque sa mère l'a réveillé, Elodie a été très impressionnée par le nombre de policiers présents et par la tension ambiante. Ses parents n’étant pas en mesure de prouver qu’il s’agissait bien de leur fille, ils ont été conduits au commissariat de Cherbourg pour une vérification d’identité. Dès 10h, vendredi matin, la Belgique avait confirmé aux fonctionnaires de police la filiation entre Elodie et ses parents et également, la nationalité
d’Elodie.

La famille a tout de même été placée en garde-à-vue. Campo Otavalo a été séparé de sa femme et de sa fille et a subi une fouille à nu. Suntaxi Diaz a refusé de se soumettre à une fouille pour laquelle elle devait se dévêtir intégralement. Face à l’insistance et à l’agressivité d’une fonctionnaire de police, Suntaxi Diaz s’est mise à pleurer sous le regard inquiet de sa fille. Elodie et sa mère ont été placées dans une cellule équipée de toilettes. Toutefois, comme les toilettes était sous vidéosurveillance permanente, elles ne pouvaient pas les utiliser sans être vues par les fonctionnaires de police.

Finalement, les autorités françaises estimant que les parents d’Elodie n’étaient pas en mesure de prouver qu’ils étaient entrés régulièrement en France et qu’ils avaient le droit d’y être, le Préfet de la Manche a décidé de les reconduire à la frontière. D'après l'administration, le couple n'a pas pu prouver la durée de son séjour en France qui doit être inférieure à trois mois. Un arrêté de reconduite à la frontière a été pris à leur encontre, ainsi qu’un arrêté de placement en rétention administrative, vendredi 21 juillet, à 21h25 pour Suntaxi Diaz et à 21h20 pour Campo Otavalo. La famille a alors été placée au local de rétention de Cherbourg : une pièce sans fenêtre du commissariat de la ville, équipé d’une douche et de toilettes. Elodie a été très angoissée par le temps passé dans cette pièce sans fenêtre, dont la porte était fermée et dans laquelle on ne pouvait rien faire. Elle n’a
cessé de demander à ses parents pourquoi ils n’étaient pas dans leur camionnette et pourquoi ils étaient enfermés. D’autre part, les parents d’Elodie étaient très inquiets car leur fille est asthmatique et l’endroit dans lequel ils étaient gardés était visiblement poussiéreux. Les parents ont été ébahis par la manière dont ils ont été traités : "comme des délinquants, des criminels".

Dimanche 27 juillet 2008, la famille a été transférée au centre de rétention administrative de Rennes, après que le juge des libertés et de la détention a prolongé la rétention, à Cherbourg. La famille attend désormais que les autorités belges acceptent la demande de réadmission faite par la France.

L'administration a donc décidé de renvoyer de force dans son pays, avec tous les traumatismes que cela implique, une famille qui de toute façon avait l'intention d'y retourner.»
par Erwann publié dans : Société

Rennes Infhonet confirme l'information et nous informe sur la fin de cette lamentable histoire -> ICI

30 juillet 2008

Angle de vue sur Agoravox

Mon article sur "l'école du Stress" vient d'être publié sur AGORAVOX.

Pour compléter mon point de vue sur les effets délétères de la "pédagogie du stress" en œuvre dans certaines classes préparatoires et grandes écoles, vous lirez avec intérêt l'article de Dominique Monchablon, psychiatre et responsable du Relais étudiants sur "Les classes préparatoires, une vie entre parenthèses", paru dans les colonne du Monde le 16 Juin -> ICI

28 juillet 2008

Connaissez-vous Jean Marie VIVIER ?

1 Mes déambulations sur le web me réservent souvent de bonnes surprises. Dans la série petites retrouvailles nostalgiques et en chansons, je tombe récemment sur le "site officiel de Jean Marie Vivier".

Parmi les nombreux artistes de talent que Claude Giraud (voir le post sur Lavillier)  me fit découvrir et m'invita à promouvoir, Jean Marie VIVIER tient une place à part. Dès notre première rencontre - un spectacle confidentiel que j'organisais dans les locaux désaffectés de l'ancienne école primaire de Ploërmel - nous avons entretenu des relations trés chaleureuses qui se sont poursuivies durant mes quelques années d'animation durant lesquelles je ne manquais pas une occasion d'organiser un spectacle pour Jean Marie.

La dernière fois que nous nous sommes vus, ce fut je crois durant l'été 75 àu 76 ?) au Village Vacances de Guidel dont j'étais l'animateur. Il sut, au cours d'un mémorable récital, séduire et embarquer dans l'univers de Jehan JONAS, Maurice FANON, Bernard DIMEY, MOULOUDJI et bien sûr Felix LECLERC, un public d'un millier d'aoutiens pourtant bien peu réceptif à la chanson à texte. Il est vrai que la voix de Jean Marie VIVIER sait vous prendre et vous tenir pour de longues ballades poétiques, sensibles et drôles.

Sans être en haut de l'affiche, Jean Marie Vivier a fait et, si j'en crois son site, poursuit une longue carrière d'interprète mais aussi d'auteur compositeur inspiré, au style très personnel.

En voici un court apperçu -> Téléchargement toituressembles.mov

25 juillet 2008

A l'école du stress

A la fin de l’année universitaire, fin Mai, à Rennes, un étudiant d’une vingtaine d’années s’est donné la mort.C’était à l’issue « du Grand Oral », épreuve mythique clôturant le cycle des études dans un de ces instituts, fleurons de l’université française, qui préparent l’élite des cadres de la nation et des grandes entreprises. Cela intervenait au cours d’une longue et épuisante série d’examens, à l’issue d’une année au contenu très dense, resserrée sur 6 mois effectifs de cours. Rien que de très habituel vous diront tous ceux qui sont attachés à ne pas brader le prestigieux diplôme, sésame de belles carrières.

Il y eut, au cours de cette année, une autre tentative de suicide d'une étudiante de l'institut, sans parler des interruptions d’études pour dépression… Trop fragiles, pas prêts à affronter le stress inhérent aux responsabilités auxquelles on les prépare, problèmes personnels… Explications convenues données par ceux pour qui suicide et dépression ne peuvent-être que le symptôme de faiblesses et d’inadaptations individuelles.  Ces jeunes en ont pourtant vu d’autres, non ! Pour une bonne part d’entre eux ils ont connu d’abord une à deux années de « prépa », ces établissements « formidables » où, à l’issue du lycée « trop laxiste », se forgent des tempéraments bien trempés, capables de résister aux cadences de bachotages infernaux, 7 jours sur 7, 15 heures par jours… Cherchez l’erreur !!!

Encore sous le choc de ce triste événement rapporté par de jeunes amis, très affectés du décès de leur collègue, je lis un article paru dans le  magazine « les Echos. Il fait le point sur la situation des salariés du centre de recherche de RENAULT à Guyancourt. On se souvient des suicides en série de cadres et d’ingénieurs qui ont, à plusieurs reprises, défrayé la chronique. Pour garder à Renault sa place de leader mondial de l’automobile, le centre de recherche est soumis à des objectifs drastiques de réalisation de projets, dans des délais de plus en plus resserrés. Les techniciens et ingénieurs vivent sous stress, dans une organisation floue et complexe où ils doivent rendre compte à une multitude de responsables eux-mêmes sous pression. L’article des Echos décrit bien le processus de désagrégation des collectifs de travail qui laisse l’individu seul, de plus en plus fragilisé par des doses croissantes de stress... Malgré leur intégration de la forte culture maison et leur attachement aux résultats de l’entreprise, les organisations syndicales ont réagi et tenu tête à une direction qui, après avoir essayé de minimiser et de personnaliser ces évènements, a du admettre de réinterroger les modes de management, sans remettre cependant en cause les objectifs…

Mais revenons à l’institut. Dès le lendemain de l’incinération du jeune homme auquel tous les camarades de promo ont assisté dans un silence pesant, le calendrier des examens reprenait son cours inexorable. Il y eut quelques réactions individuelles courageuses d’étudiants ou de parents à l’égard d’une direction qui semble surtout soucieuse de maintenir la réputation de l’école ; mais aucune interrogation collective relayée par des organisations politiques ou syndicales, ni au niveau des étudiants, encore moins des enseignants !

C’est là, disais-je, que l’on forme les futurs responsables politiques et les cadres des institutions et grandes entreprises publiques et privées, les futurs responsables d’organisations internationales ou d’ONG. Alors attention ! ne dit-on pas - enfin quelques psychologues compassionnels - qu’un individu reproduit immanquablement les actes de maltraitance dont il a été victime! Les salariés de Guyancourt apprécieront !

08 juillet 2008

Connaissez-vous l'Ile d'Arz ?

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30 juin 2008

40 regards de peintres sur le quartier Solidor, à Saint Malo

Parmi les lauréats du concours 2008 j'ai choisi 40 regards sur Solidor. Ces peintres professionnels ou amateurs qui se sont prêtés cette année encore au jeu de la création en temps et espace limités, donnent une vision sensible et poétique de ce vieil et authentique quartier de Saint Malo.

40 visions de peintres sur Saint-Servan Solidor

Cliquez sur cette image pour accèder à l'album

29 juin 2008

Solidor en peinture, version 2008

Solidor en Peinture 2008

Pour visionner l'album Picasa cliquez sur la photo.

Quelques instantanés du concours de l'édition 2008 Solidor en Peinture. Comme tous les ans, le dernier week-end de Juin, peintres amateurs ou professionnels, jeunes et seniors se retrouvent dans le quartier Solidor à Saint Malo Saint Servan pour une journée de création partagée. La règle est simple exécuter sur une amplitude de 7 heures une œuvre, peinture, dessin, aquarelle...cette année un sérigraphe du Québec était aussi de la partie. Le thème, " le quartier Solidor", peut être très librement interprété. Le concours est doté de 20 000 € de prix, mais une grande part des artistes est d'abord là pour la communion avec le site, entre créateurs et avec le public amateurs bienveillants venu nombreux soutenir les créateurs d'un jour.

Et aussi voir Solidor en peinture 2007 : le film

25 juin 2008

Un petit tour chez les confrères...de salutaires coups de gueule

Je vais régulièrement sur les blogs dont je vous propose les liens dans la rubrique "sites qui ouvrent notre angle de vue" (voir en colonne de droite). Voici une courte revue de coups de gueule salutaires :

Sur Angle de vue, le blog homonyme d'un maghrébin progressiste un remarquable coup de gueule sur les causes et la nature réelle de la pédophilie au Maroc.

Sur Rennes InfHonet, le journal en ligne Rennais, qui dure et s'améliore régulièrement, le coup de gueule des élus de gauche du département ( Jean Louis Tourenne et Daniel Delaveau...) contre les dérapages de plus en plus visibles de la politique de contrôle de l'immigration du gouvernement.

Pendant que j'y suis un petit coup de promo pour le blog de Nat in Phoenix, la Savoyarde qui partage ses impressions sur les states. Un regard sensible et pointu, souvent humoristique...A suivre régulièrement.

23 juin 2008

J'ai lu les "baguettes chinoises" et découvert Xinran son auteure

Deux fois vingt quatre heures de voyages en une semaine sont toujours une excellente – et malheureusement trop rare- occasion de se plonger dans un roman. Comme souvent, c’est Joëlle ma meilleure conseillère en littérature - et en bien d'autres domaines - qui m’a ouvert sa bibliothèque et a glissé dans mon bagage « Baguettes chinoises », le roman de Xinran, auteure chinoise, publié aux éditions Philippe PICQUIER. Alors à mon tour, en attendant que Marie-Anne reprenne sa rubrique littéraire, de vous faire partager un très agréable moment de lecture.

9782877309912 Trois, cinq et six sont sœurs, dénommées selon leur ordre de naissance dans une famille de paysans chinois dont le père eut l’infortune de n’engendrer que « six baguettes et aucune poutre ». C’est parce qu’elle est profondément révoltée par cette façon de comparer les filles et les garçons que Xinran a écrit son roman « Baguettes chinoises ».

Trois a fuit la première son village de l’Anhui, pour échapper à un mariage forcé. Grâce à la complicité de « deuxième oncle » travailleur émigré sur les chantiers de construction, elle se retrouve à Nanquin, synthèse de la Chine urbaine d’aujourd’hui entre sa tradition impériale et l’hyper modernité. Petite paysanne naïve, illettrée Trois aurait pu s’y perdre. Elle s’y découvre grâce à l’accueil solidaire et chaleureux de Dame Tofu, des sages vieillards joueurs d’échecs qui officient sous le grand saule, et de Monsieur Guam, initiateur d’une sorte d’agence locale pour l’emploi, découvreur de compétences . C’est chez le frère de Monsieur Guam, restaurateur, que Trois va pouvoir exprimer son talent : elle n’a pas son pareil pour faire des compositions décoratives à base de fruits ou de légumes.

Revenue au village à la nouvel an, Trois convainc son père de laisser ses deux autres sœurs Cinq et Six venir travailler à Nanquin. Avec et autour des trois sœurs, Xinran nous fait découvrir des personnages sensibles, attachants, survivants d’une histoire dont on sent la marque douloureuse et en même temps entreprenants, positifs, ouverts au monde, dans une Chine étonnante et passionnante assez différente des clichés auxquels on s'est habitué

Les trois sœurs découvrent à Nanquin, un monde totalement nouveau pour elles, petite paysannes de l'Anhui : les buildings, le traffic automobile, les grands magasins et les personnages inanimés en devantures qui fascinent cinq ; les livres et les étrangers sources de la métamorphose de six… Jamais cependant elles n’oublient les enseignements de leur mère et les valeurs paysannes, ressources d’équilibre.

Le livre de Xinran est loin du pamphlet féministe. C’est la belle histoire, optimiste et sensible de trois filles à la candeur et à la volonté émouvante. Et qui s’achève sur l'hommage ému à leur mère et la prise de conscience du père : « serait-il possible que nos baguettes soient désormais capables de soutenir notre toit ! ». Trop belle histoire finirait-on par penser… Xinran aussi l’a sans doute pensé qui dans son épilogue apporte un léger correctif au "happy end" nous ramenant à une réalité moins romanesque… Il faudra encore beaucoup d’énergie aux baguettes, en Chine et l’on a envie de dire dans le monde, pour qu’elles ne soient plus soumises et mesurées à l’aune des poutres.

19 juin 2008

"Allez la France", à Mayotte la française.

Petite tournée, Vendredi soir au 5/5, bar mythique et branché de Mamoudzou, créé !l y a plus de 30 ans à la sortie de l'embarcadère pour "petite terre". le lieux est particulièrement connu pour ses concerts de fin de semaine. Le patron accueille les groupes et leur laisse la totalité du droit d'entrée - 5 € - Le bar se rémunère sur les boissons. "La semaine dernière, nous affirme le directeur salarié, on a fait 500 entrées."

Ce soir ce n'est pas pareil. Le match France - Pays bas a fixé les Mahorais chez eux et le peu de clients  habitués du 5/5 est venu pour visionner les exploits de l'équipe de France sur écran géant. Drôle d'impression à notre entrée. Nous croyions assister à un concert reggae. De l'extérieur, l'ambiance musicale y était. A l'intérieur, en fait, les footeux de service regardaient le match sur l'écran au son des musiques et rythmes jamaïcains mais sans les commentaires ni l'ambiance du stade. Nous étions dans le dernier quart d'heure du match et vous devinez le moral des troupes qui pensaient ce soir pouvoir exprimer fort leur sentiment national !

Le quatrième et dernier but Danois tiré  -"un vrai score de baby foot"-  le bar se vide ; les musiciens rangent le matériel et abandonnent les lieux. Nous restons seuls avec trois mahorais autour de quelques bières "dodo". La discussion s'engage sur les deux sujets qui préoccupent les habitants de l'ile et qui finalement en font un seul : les relations avec l'Union des Comores et le référendum sur la départementalisation.

Petite_terre

" Mayotte ce n'est pas les Comores. On est beaucoup plus Malgaches que Comoriens. Alors que veux Paris en engageant les discussions avec Moroni dans ce "groupe de travail de haut niveau". Tant qu'on ne nous dira pas clairement que l'on est un vrai département Français on ne sera pas tranquille.

C'est drôle quand même ça fait trois fois en plus de trente ans que la république nous demande si on veut être Français. A chaque fois on a dit oui et à chaque fois la république s'étonne, tergiverse : vous êtes bien sûr ? et puis propose un nouveau référendum. Alors s'il faut le dire encore une fois l'année prochaine on le fera mais cette fois faut nous entendre : oui on veut être  Français.
Pas grave si après il faut cinquante ans pour être complètement aux normes...Une fois assurés d'être définitivement Français on fera tout ce que vous voudrez et pas d'inquiétude, on saura s'entendre avec les cousins des Comores."

 

14 juin 2008

C'est l'hiver à Mayotte

Zebublog















Baiedemamoudzou_3

Fleurs

08 juin 2008

En attendant l'avion

Je suis en attente de mon avion pour Mayotte, à Charles De Gaulle et regarde avec ennui mon blog. Pas de post depuis un bonne semaine... Quelle misère !  Ce n'est pas que j'ai rien à dire, au contraire mais les sujets qui me préoccupent en ce moment ne supportent pas la légèreté d'un post vite rédigé... J'ai cet aprés midi dans le TGV esquissé un article que je posterai sans doute courant Juillet.

Alors me reviens le souvenir de jeunes voyageurs dont je n'avais plus de nouvelles. Paco et Marie sont en Inde, pour la dernière étape d'un merveilleux périple autour du monde. Alors rejoignez les...chez Mère Thérésa ICIPict6976

J'aurai, je pense l'occasion de les interviewer à leur retour, sous peu.

30 mai 2008

Effet systémique disiez-vous !

Nathalie, notre savoyarde américaine, remarque, à Phoenix (Arizona) un effet systémique des "sub primes" inattendu (lu sur Nath-in-phoenix)

Images Depuis quelques temps la bonne ville de Phoenix est envahie par les moustiques... Des petits zonzons, comme on dit à Bamako, très agressifs et qui nous font de gros boutons désagréables... Pour nous qui avons habité en région de lac ils sont peu nombreux ; ce n'est pas la mer à boire - si j'ose dire ! Mais pour les gens du cru c'est bizarre... Et voilà qu'on redoute des maladies, le fameux Chicungunya ou le paludisme !

Mais d'où viennent tous ces moustiques ?

De la crise des sub primes ! Ça y est, penserez-vous, elle nous refait le coup de la crise responsable de tout - comme en France les 35 heures -.  Mais non c'est très sérieux : les propriétaires n'arrivant plus à faire face à leurs dettes, abandonnent leur maison, se déclarent en faillite personnelle et renvoient les clés à la banque, à charge pour elle de vendre le bien pour se rembourser... Dans le climat actuel, c'est difficile, alors les maisons restent vides longtemps.

Et le rapport avec les moustiques ?

Les piscines non vidées deviennent des marigots stagnants ou les larves de ces charmantes petite bêtes se développent à l'aise blaise... et vont piquer les voisins !

La municipalité est très embêtée car elle ne peux pas intervenir en amont ni en aval - la sacro sainte protection de la propriété privée !- Elle met donc un service gratuit et anonyme pour vider la piscine... Je doute cependant que des gens fassent appel à un tel service avant de se déclarer en faillite !

C'est vrai que la situation est préoccupante et que des dispositions doivent être prises rapidement... Comme dirait Segolène : tout se tient !"

28 mai 2008

Cadeau

Voici un cadeau adressé par Balbino Medellin, sa chanson "Perpignan" en enregistrement live

Téléchargement perpignan_version_live_2.mp3

199 992 738 visites par jour, non, je rêve !

Ma petite fille Lou (13 ans) fait certainement partie de mes plus jeunes lecteurs et parmi les plus fans. Dans son dernier mail elle me conseille de changer de plateforme. Si son diagnostic est le bon, alors j'hésite ! :

" Là maintenant au moment ou j'écris il est 7:01 je pars au collège a 7:16. je  viens de commencer à prendre mon tit dej en regardant ton blog.

Il est bien mais si tu veux un conseil, fais en un sur skyblog il y aura surement plus de monde à venir le voir ! Et vu que ton blog est original, il y a 50% de chance que tu deviennes "blog star" c'est a dire a peu près 199992738 visites par jour et 2008178 coms par jour !!!
"

26 mai 2008

Un simple fax annonce aux Carhaisiens la fermeture de services hospitaliers essentiels, mais au pays des "Bonnets rouges" , ce soir, la révolte gronde

Je relaie bien volontiers l'indignation sincère de ma nièce, Valérie :

" Si tu veux une aberration du système, écrit-elle dans un mail adressé ce soir à 21 h 22,  j'en ai une : ce lundi 26 Mai l'hôpital de Carhaix vient d'apprendre que la mater, la chir et la réa seront fermées à partir du 6 juin 18 h. Et les bonnes nouvelles sont arrivées par fax !! quelle délicatesse !

Tout est une question de gros sous !! Mais à partir du 6 juin les futurs mamans devront aller à Quimper, Brest ou Morlaix : si elles n'accouchent pas en route !!!

En centre Bretagne il y aura moins de retraite à payer : en cas d'AVC , il n'y aura plus de réa !!!

C'est la désertification et pourtant, on y vit bien... mais jusque quand !!!

La résistance a commencé à Carhaix : les gendarmes sont enfermés dans leur gendarmerie, des pneus brulent devant les grilles et les tracteurs ( et oui nous sommes en campagne) ont pris possession de quelques axes ...

Bref !!!! des sous , des économies, ..... mais surtout pas un cadre de vie !!!!"

Je suis sensible et solidaire de ce mouvement de défense citoyenne qui mobilise depuis plusieurs mois  la population autour de Carhaix et plus largement en Bretagne. En même temps j'ai été troublé par  le contenu d'un rapport (trop à charge et qui tombait à pic !?**) dont Libération révélait l'existence le 28 Avril dernier (Lire ICI ) mettant en évidence le bilan médical catastrophique de certains services de cet Hôpital : la chirurgie qui semble dirigée par un apprenti sorcier et  la maternité où le taux de recours à la césarienne est, selon le rapport, deux fois plus élevé que la moyenne nationale ; sans parler des rémunération excessives de certains médecins qui profitent honteusement de la situation excentrée de cet hôpital. Conséquence un taux de 70 % de fuite de la population vers d'autres hôpitaux de la région réputés plus sûrs !

La défense du service public, particulièrement là où il est un facteur essentiel de qualité de vie, est indispensable et légitime, elle doit cependant toujours s'accompagner pour l'emporter à long terme, d'une exigence de "qualité de service" et de bonne gestion. Il ne faudra pas l'oublier, une fois les fumées de pneus dissipées, les tracteurs et les tonnes à lisier remisés dans leurs hangars. quand le mouvement populaire aura eu raison de l'arrogance technocratique de l"Agence Régionale Hospitalière" couverte par les "pseudo réformateurs" Sarkozystes.

** La région Bretagne et ses élus de Gauche, engagés dans la défense de l'Hôpital, ont décidé de commander une contre expertise voir ICI

25 mai 2008

"Nat in Phoenix" ou les angles de vie d'une savoyarde aux "States"

Mon amie Alberte nous met sur la piste d'une autres "Dame de Haute Savoie" :

"Je navigue sur les 2 ou 3 blogs de personnes que je connais et je viens de faire un tour sur celui d'une copine qui est partie s'installer à Phoénix (Arizona) avec toute sa petite famille depuis quelques mois seulement. Elle a un blog d'expat et elle rédige souvent des articles sur la "vraie vie" aux states. Je me dis que certains articles pourraient intéresser les lecteurs d'Angle de vue, Angles de vies". 

Je ne résiste jamais à de telles invitations et viens de lire tous les posts de "nathinphoenix", le blog de Nathalie. J'y ai trouvé de sensibles Angles de Vues sur la vie de nos cousins d'Amérique et découvert que nombreux sont les francophones et francophiles qui vivent à Phoenix, ville emblématique de la sunbelt.

Je vous invite à lire régulièrement le blog de Nathalie à cette adresse

Je relève dans les publications de ces deux derniers mois trois chroniques, dont deux font échos à nos questions sur l'école et à la protection sociale et plus particulièrement au droit à la retraite.


A l'école, tous "customers" !

Une petite fille de la classe de ma fille Liam aurait été bousculée par une enseignante... C'est au conditionnel, car si je crois la maman, ce type d'info et surtout son degré de gravité est à prendre avec beaucoup de précaution. La maman en question est effondrée et je la comprends. Il est à noter que c'est une autre enseignante qui rapporte l'incident...

Lire la suite ""Nat in Phoenix" ou les angles de vie d'une savoyarde aux "States"" »

24 mai 2008

Visite guidée de la biennale d'art contemporain de Rennes

Une vidéo empruntée au web journal "Rennes Infhonet"

Lire la suite "Visite guidée de la biennale d'art contemporain de Rennes " »

23 mai 2008

Marie-Anne ouvre ses yeux et son cœur, avec Gisèle Freund

Giselefreud Nous qui avons la photo facile avec le numérique, la lecture du livre de la photographe Gisèle Freund - Le monde et ma caméra - nous rappelle qu’appuyer sur le déclic n’est pas un geste de consommation ni un simple moyen d’information.

« Ouvrez vos yeux et vos cœurs, passionnez-vous pour la destinée de l’homme sur cette terre troublée et faites de votre appareil un témoin de votre temps. Car si la technique de la photo ne pose plus problème, c’est toujours de l’homme que dépend l’image que la caméra enregistre. » Voilà le conseil qu’elle donne aux jeunes.

Dans ce livre sincère, Gisèle Freund partage avec nous ses rencontres, ses questions et son amour de l’être humain qu’elle a saisi au travers de milliers de portraits.

Elle nous invite à nous interroger sur nous-mêmes dans la photo que nous prenons, moyen de nous exprimer « tout entiers »

« On ne demande pas au photographe de créer les formes, mais de les reproduire. Dans la hiérarchie des artistes, il se rapproche du traducteur, et  un bon traducteur doit savoir écrire lui-même »

22 mai 2008

Marie-Anne rève d'aventure en Egypte, sur les traces d'Agatha Christie

Romanciere_archeologue « Epousez un archéologue : plus vous vieillirez, plus il vous aimera » C’est à croire que c’est pour cela - l’amour – qu’elle a suivi son archéologue de mari. Elle l’a suivi sur les fouilles en Syrie et en Irak, y trouvant l’inspiration pour « Mort sur le Nil », « Le crime de l’Orient –Express » et « Meurtre en Mésopotamie »

« La romancière et l’archéologue » regroupe les notes caustiques et drôles de cinq saisons de fouille dans les années trente. Voilà une personne avec qui il devait être plaisant de voyager : elle commente avec un humour très « british » les vies quotidiennes des chantiers. Elle est elle-même au cœur de l’action, prenant des photos, restaurant les objets, tenant le rôle de médecin, bataillant contre les souris et les puces… et n’oubliant surtout pas d’écrire ses propres romans !

La romancière et l’archéologue Mes aventures au Moyen Orient d'Agatha Christie Mallowan est un livre drôle, écrit avec talent, qui permet de vivre des aventures à notre portée … sans quitter son fauteuil !


21 mai 2008

INVITATION pour les 30 ans de la librairie Le Grenier à Dinan

Photo00_2 Bruno Heitz, auteur et illustrateur de livres de jeunesse, sera présent demain Jeudi 22 Mai pour clébrer les 30 ans de la librairie le Grenier.

C'est un soutien et un ami de longue date de la librairie créé par Fanch et Soazig MERDRIGNAC

Il sera
– le matin à l'IME rue beaumanoir Dinan
– l'après midi à l'école publique de St Hélen

et pour une dédicace à la librairie de 17 h à 19 h

20 mai 2008

Travailler plus oui, "but not in my back yard !"

Un nouveau billet de Gladis, édifiant sur l'esprit qui règne dans les co-propriétés.

Les vieux propriétaires du deuxième étage de l'immeuble où nous habitons, dans le centre ville de Rennes, ont vendu leur appartement et sont partis, usés, en maison de retraite...

Les acquéreurs ont visiblement décidé d'effectuer des travaux de remise en état et d'embellissement (notoirement le remplacement des vieilles huisseries simple vitrage) puisque j'ai croisé hier matin, vers 09H15, une équipe de quatre solides gaillards qui se plaignaient des difficultés d'accès à la copropriété ; en effet, le chemin qui borde le canal est une zone piétonnière et un bloc de granit en interdit l'approche à tout véhicule... Portage donc sur quelques dizaines de mètres du lourd matériel de travail...

Vers 13h00, ce même jour, je croise dans l'ascenseur l'un desdits gaillards, jeune robuste, souriant costaud, qui me dit : "Dites donc ! les gens ne sont pas sympas dans cet immeuble, nous avons déjà eu trois plaintes de voisins ce matin parce que nous faisions trop de bruit"...
Tu parles, Charles, la démolition silencieuse, même sous l'ère de nicolas le petit, ça reste délicat...

Hé oui ! braves gens, le travail ouvrier, au delà d'être un acte traditionnel efficace, c'est parfois bruyant, salissant voire nauséabond... parfois même ça tue, si, si...
Alors travailler plus, d'accord, mais loin des yeux bourgeois, loin des oreilles patriciennes, loin de nos sens aiguisés !

"le bruit et l'odeur, le bruit et l'odeur... du marteau piqueur"

gladis

19 mai 2008

Marie-Anne a lu pour nous "La joueuse d'échec" de Bertina Henrichs

2867464013 Eleni de Naxos en Grèce est femme de chambre dans un hôtel de l’île. Quelle idée saugrenue a-t-elle de se mettre aux échecs ? Jeu de stratégie difficile qui demande patience et intelligence… Voilà pourquoi, sur Naxos et sans doute ailleurs, il est l’apanage des hommes.

A la découverte de la nouvelle passion de sa femme, Panis rugit de colère, l’accusant de le rendre ridicule. Eleni tiendra bon, portant avec jubilation et angoisse les conditions de sa libération.

Ce petit livre d’un féminisme tranquille, premier roman de Bertina Henrichs, scénariste de documentaire et de fiction, se lit avec bonheur. Il est de celui que l’on se conseille de bouche à oreille !

12 mai 2008

A nouveau des Ethylo-flippers dans les bars, drôle d'idée Mr Boorloo

Faisant un tour ce matin sur le blog pour vérifier mes compteurs de lecteurs, mon attention est attirée par un titre sur le "Widget de Libération" (voir dans la colonne de droite...) : "Borloo annonce des éthylotests dans tous les débits de boisson". Bizarre, cela me rappelle quelque chose.

Voila plus d'une vingtaine d'année déjà que la salutaire idée de Mr. Borloo (un connaisseur en prévention de l'alcoolisme dit la rumeur...) a fait des ravages dans tous les "rades" de Lorient à Brest en passant par Douarnenez. Un loueur de jeux d'arcades n'avait-il pas pris une formidable initiative de santé publique en proposant l'installation dans tous les débits de boissons où il laissait ses machines, de superbes éthylotests muraux, illuminés et décorés façon "flipper".

Je garde le souvenir ému des défis lancés à la machine par les joyeuses bandes de "pen sardinn" en goguette : 80, 90, 120,180... le champion du monde de l'éthylotest a encore gagné... Trop fort !.. et une tournée pour tout le monde... Bon d'accord, je vous parle d'un temps !..

Au fait,j'attends avec amusement les commentaires des ligues de pisses-froids et culs bénis de tout acabit : "pourquoi persistez-vous à faire passer les bretons pour des alcoolos irresponsables ? ou encore "peut-on rire de tout, et inciter la jeunesse à boire !" et le déficit de la sécu, vous y pensez...

Que l'on se rassure, la préfecture a rapidement conseillé aux tenanciers de retirer les "ethylo-flippers" ; quant aux petits bistrots en Bretagne et leurs "piliers rigolards" on en trouvera bientôt plus que dans les  éco-musés !

11 MAi 68, "je venais d'avoir dix huit ans" !

Que se passait-il à Lorient le Samedi 11 Mai 1968. Et  bien, moi, je fêtais mes dix huit ans.

Photo18ans Et savez-vous quel est, ce jour là, à Lorient, le seul évènement notable dont on trouve la trace aujourd'hui sur la toile  ? Eric Tabarly mettait à l'eau son Pen Duick IV.

Nous étions pourtant au cœur des évènements, le lendemain de la nuit d'émeute au quartier latin.
En Bretagne et particulièrement à Lorient, le mouvement social prenait de l'ampleur, boosté par la grève des pêcheurs.

Elève au Lycée Sant Louis - respectable institution catholique- J'avais, dans la semaine, avec mon copain Loïc BONNEMAIN, profité d'une heure de "dispense de gym" pour rédiger un appel à la grève, présenté dans l'entre deux cours, à l'ensemble des élèves de première et terminale. Nous avions du être convaincants puisque immédiatement les cours furent bloqués et cela dura au moins trois semaines.

Avouons le modestement, nous avions été bien relayés par la joyeuse bande de jeunes profs de l'époque : les Hollocoux, Lepen, Lalluyau, Joaquim, maîtres auxiliaires, frais émoulus de la fac, qui prenaient progressivement  le relais des bons pêres, au demeurant plutôt ouverts (libéraux dira-t-on...) qui d'ailleurs, très habilement, accompagnaient le mouvement et sauront sans difficulté, le récupérer - avec ses leaders - dans les semaines qui suivront... Mais c'est une autre histoire.

Comme aujourd'hui, il faisait beau et chaud en ce mois de Mai 68. Et, à Lorient, la plage n'était jamais loin des pavés : manif et interminables débats dans les multiples coordinations auxquelles nous participions, jusqu'à 14 ou 15 h ; puis bains et chauds ébats amoureux, sur la côte, jusque tard, le soir, sans être obligés de rendre compte aux parents, contraints, compte tenu de l'ambiance générale, de lâcher prise (rappelez-vous la majorité était à 21 ans...).

Il faut dire aussi que la préparation du bac ne me préoccupait pas puisque,ayant eu la bonne idée de redoubler ma troisième, j'étais seulement en première ! La plupart des terminales, en pleines révisions, préféraient eux assurer le coup et nous laissaient le champ libre pour un apprentissage express et intensif d'animateurs - meneurs de foules, portes paroles,négociateurs,  sans doute un des acquis les plus décisifs et précieux de mes années lycées...

10 mai 2008

Matin de printemps 2008, à Solidor

Printsolidorblog1

09 mai 2008

Voici un banquier fort fréquentable

Christian, qui s'y connait en matière d'enseignement et d'éducation - n'est-il pas inspecteur de l'EN - nous invite à découvrir le site formidable de la "Banque des savoirs"  -> ICI

" Créée par le Conseil général de l’Essonne, la Banque des savoirs est un site d’information et de vulgarisation pour tous. Il a pour vocation de transmettre les connaissances, grâce au soutien d’experts reconnus, et de favoriser le débat sur des questions scientifiques et éthiques. C'est un remarquable outil de vulgarisation qui s'adresse à tous.

Que trouve-t-on dans la banque ? Des contributions scientifiques traitées de telle sorte qu'elles puissent être partagées avec le plus grand nombre mais écrites par des experts, des forums de discussion consacrés aux relations entre les sciences et la société, l’actualité de la science et de la culture scientifique et technique, des animations, des vidéos, des jeux qui permettent de voyager dans les mondes de la science, de la culture et du patrimoine. Ajoutons un guide des activités scientifiques à l'attention des enseignants, bibliothécaires, animateurs, répertoriant les ateliers animés, spectacles, prêts d’exposition, visite de laboratoires, conférences avec un scientifique…

Le site propose également des rubriques destinées aux juniors (11-15ans). Ils y trouveront de quoi étancher leur soif de savoirs, comme, par exemple, cet article sur la vie d'une mouche.

La Banque des savoirs a reçu le prix Diderot 2008 de l'initiative culturelle décerné par l'association des musées et des centres de culture scientifique et industriel. Il récompense son ouverture au grand public et son efficacité. Nous vous recommandons vivement la visite de la Banque des savoirs !

Bonne lecture... Le site de la  banque ne semble pas très ergonomique pour les plus jeunes...mais l'idée et la mise en oeuvre méritent que l'on s'y attarde!
!"

Un autre lien pour les pédago et autres passionnés de l'enseignement :
le  café pédagogique

06 mai 2008

Petite question d'économie appliquée

Un Angle de vue impertinent de mon ami "Gladis" :

" En l'an 2000, le dollar valait 1,20 euro et le baril de pétrole 60 dollars, ce qui plaçait le baril à 72 euros ; l'essence coûtait alors 1 euro le litre à la pompe en France.
Ce jour, le dollar ne vaut plus que 0,64 euro tandis que le baril a atteint, le 16 avril dernier, les 114 dollars, soit 72,96 euros le baril (+ 1,3%). Et l'essence à la pompe se paie désormais plus de... 1,30 euro le litre (+ 30%) !

Qui pour m'expliquer ? "

source Alternatives Eco - avril 2008

  • Merci à tous les experts en économie qui pourraient éclairer notre lanterne en nous adressant un message d'explication...

02 mai 2008

Bienvenue au "Vivier d'Art"

Sitedivier

J'ai le plaisir de vous annoncer la création du "Vivier d'Art". L'assemblée générale constitutive se tenait hier après midi, 1° Mai, au Vivier sur Mer.

Nous sommes trois à avoir porté cette initiative : Marie-Anne, dont vous appréciez régulièrement l'angle de vue littéraire, Christophe, un ami de Marie Anne, photographe et moi même qui ai trouvé avec eux l'occasion de donner de l'ampleur à quelques idées d'animation culturelle. Déjà une quinzaine de personnes nous ont rejoints et contribuent à la création, à la définition et au démarrage du projet.

Au programme des prochains mois :

La constitution du premier catalogue d'artistes adhérents, la mise en œuvre de la première résidence d'été du Vivier d'Art au Vivier sur Mer, le lancement de l'opération "L'art s'affiche en entreprises"...

Vous saurez tout de ce projet en vous rendant sur le site (en pré-figuration) du Vivier d'Art ICI

29 avril 2008

Avec Pascal et Marie, autour du monde

Y1pu9sts9ov3ltfwcsdwzy1ig2ipntikhwVoici Pascal et Marie qui terminent un formidable tour du Monde. Partis de Brocéliande (du côté du Champ des oiseaux, une de mes bonnes adresses) en Juin 2007, ils engagent les deux derniers mois de leur rêve nomade et aborderont les rivages Indiens dans les prochains jours.


Pour partager leurs impressions de voyages
-> Allez sur leur blog ICI
-> Des photos ICI

0itineraire

28 avril 2008

De grands angles sur l'île de Jersey...

Tentant la panoramique du haut de la forteresse de Mont Orgueil, à Gorey sur l'Ile de Jersey ; alors pas de raison de se gêner... Ok ce n'est pas une contribution remarquable à l'art photographique, juste pour le plaisir du coup d'oeil et en souvenir d'une semaine où j'ai délicieusement cultivé l'art d'être grand pêre, sans aucune autre préoccupation "bloguesque" !


Jerseypano9petit






Jersey/Gorey 27/04/08 23:21

Et pourquoi pas retrouver "Les Grands Singes" du Zoo de Jersey -> ICI  


 

13 avril 2008

Cet aprés midi à Cancale

Panocancal13avr2blog_2



Pour agrandir ce panorama cliquez sur l'image


La côte est "d'émeraude"

cliquer sur la photo pour voir l'album

12 avril 2008

En marchant sur le môle, ce soir à Cancale...

Tryptique

Tripticancblog


Cliquez sur le tryptique pour l'agrandir


Pour voir l'album, cliquez sur la photo

Un soir à Cancale

Triptique

 


07 avril 2008

La situation à Mayotte, suite dans Rue 89 et Malango

A lire (indiqué par mon ami Gildas P.) un long article (et les commentaires réactifs) à propos de la manifestation anti-clandestin Anjouanais, qui a rassemblé 1200 Mahorais et M'zungus (2000 pour la police ***), ce Dimanche dans les rue de Mamoudzou : dans rue 89, sous la plume de Pierre Haski, avec Nicolas Goinard on peut lire :

"Ce qui est aujourd’hui impensable en métropole est devenu courant à Mayotte: des marches sont organisées, certes pacifistes, mais contre des sans-papiers… Les Anjouanais sont directement visés dans des slogans décomplexés. Dimanche 6 avril au matin, Mamoudzou, principale ville de Mayotte, a connu une des ces manifestations: une foule nombreuse composée de Mahorais et de métropolitains a brandi des pancartes aux textes virulents contre les voisins de l’île comorienne les appelant à partir: 'Vols, insécurité… Prison pleine. Partez, partez'… Egalement sur les banderoles, des prises de position contre le droit du sol: 'Mayotte est trop petite, elle risque de couler.'

Cette marche, organisée en réponse aux émeutes du 27 mars qui ont suivi l’arrivée à Mayotte de Mohammed Bacar, despote chassé du pouvoir par l’Union africaine et cause de l’immigration continue d’Anjouanais vers l’île aux parfums, faisait suite à une série de défilés organisées cette semaine dans l’île, notamment à Labattoir sur Petite Terre, et à M’tsapéré, en périphérie de Mamoudzou. Il n’y a pas eu de débordement en marge de ces cortèges. Les émeutes sont désormais loin, même si elles ont choqué une grande partie de la population mahoraise."

Il faut lire aussi le compte rendu de cette manifestation dans les colonnes de Malango Actualité  Un angle de vue complémentaire par des observateurs fins de la réalité locale.

Malango Mayotte

       Quelques extraits révélateurs:

Marche_6_avril " Sur l'estrade place du Marché, les discours des différents intervenants ont tous fait l'amalgame entre les quelques dizaines de casseurs du 27 mars et l'ensemble de la communauté anjouanaise de l'île. Selon le maire de Mamoudzou, "aujourd'hui, tout Mayotte s'est rassemblé pour parler d'une seule voix et dire : 'ça suffit !" Je m'adresse à l'Etat pour qu'il  prenne ses responsabilités pour que les choses aillent dans le bon sens. Je m'adresse à mes collègues les maires pour qu'ils prennent comme moi des délibérations [il a interdit la semaine dernière la vente à la sauvette aux abords du marché, ndlr]. Il faut dire que les Mahorais sont respectueux du droit, mais ils finiront par être excédés !"...

... Au nom du collectif organisateur de cette marche, Daniel Zaïdani, membre d'Oudaïlia Haqui Za M'mahore, a dénoncé tous ceux qui, à ses yeux, sont responsables de cette situation : Mohamed Bacar, Ahmed Abdallah Sambi "qui pousse les clandestins au djihad", les autorités françaises qui ont "échoué" dans leur politique de lutte contre l'immigration clandestine, le Conseil général, et enfin "une partie de la population" qui "tire des bénéfices économiques conséquents des clandestins"...

*** il n'y a qu'à Mayotte où la police compte davantage de manifestant que les organisateurs ou la presse !!!

A lire mes précédents posts

- Le 31 MARS

- Le 28 MARS